Alors, je le répète, Ari Amy est un personnage de fiction.
Fiction.
Pas réel.
Virtuel.
L'auteur d'Ari Amy, c'est moi.
Robert Alair
Alors, je le répète, Ari Amy est un personnage de fiction.
Fiction.
Pas réel.
Virtuel.
L'auteur d'Ari Amy, c'est moi.
Robert Alair
Bonjour,
Nous reprendrons le cours normal de nos activités, dès jeudi. Nous avons suspendu le programme prévu pour permettre à notre équipe d'éplucher le volumineux courrier reçu. Nous souhaitons revenir le plus tôt possible vous divertir. Nous ne sommes pas responsables des aléas qui affectent notre blogue, ni des mensonges proférés par ces quelques personnes qui vont sans loi, ni foi. Nous vous prions de nous excuser des inconvénients que ces médisances pourraient vous causer. Que voulez-vous, c'est le prix de la démocratie.
(petit aparté) Espérons que nous ne serons pas encore une fois l'objet d'une attaque cybernétique ; un peu comme celle des étudiants québécois qui n'ont pas encore compris que le système éducationnel de la Belle Province ne coûte qu'un malheureux .50 cents par jour et, qu'à faire des manifestations journalières le .50 cents va vite passer à 50.00$
Merci de vos nombreux commentaires. Je ne pouvais plus répondre malheureusement.
J'ai finalement eu le temps de le faire cette nuit.
Pour toutes les demandes en mariage, prière d'adresser vos demandes par écrit,
accompagnées de trois (3) photos récentes.
Pas de nu SVP.
Utiliser à gauche le CONTACT dans PRÉSENTATION.
Une réponse vous parviendra dans les trois prochains mois. Merci.
Ari Amy
alias
Robert Alair
Qui est qui ?
Ari Amy n'est pas celui que vous pensez.
Ari Amy se cache,
Qui est il ?
Tel que promis depuis des mois, des révélations étonnantes
sur Ari Amy vous attendent.
Ne manquez pas de revenir.
Vous allez enfin comprendre.
Épilogue
L'air vivifiant de La Belle Province fouetta le visage délicat de Claudi. Elle s’engouffra dans le premier taxi qui se pointa aux quais de débarquement des voyageurs de l’aéroport. Le jeune Haïtien au volant lui souhaita la bienvenue au Québec.
- Vous verrez, dit-il. Vous serez tlès heureuse ici. C’est un peu foid, mais on est tlès bien.
Claudi lui sourit gracieusement. Elle avait séché ses larmes et enfoui sa peine momentanément.
- Vous connaissez Monrial ? Poursuivit le chauffeur avec son accent caractéristique.
- Oui. Répondit-elle. J’y suis née.
Le taxi emprunta le Chemin de la Cote de Liesse puis la 15 en direction du centre-ville de Montréal.
Claudi respira à fond. Elle eut soudainement l’impression d’émerger d’un rêve troublant. Le sentiment que sa jeunesse tournait une page définitive pour la propulser maintenant vers l’âge adulte l’habitait. Elle ne serait plus jamais la même dorénavant.
Elle réalisait qu’elle ne reverrait peut-être plus jamais cet homme incroyable et ne voulait pas l’admettre, mais elle était tombée amoureuse folle d’Ari.
Elle songea que ces derniers mois relevaient de la pure magie et que la fin de ce rêve, digne d’une princesse, sombrait à la dérive de courants plus forts qu’elle. Les larmes revinrent brouiller son regard en pensant que le Princess Dream n’avait jamais mieux porté son nom.
FIN
- Non ! Dit-elle. Il doit y avoir une erreur.
Elle annula l’opération en cours puis réinjecta l'objet dans le dispositif et l’appareil redemanda le mot de passe. Elle tapa : AriAmy. Elle recliqua le solde et réapparut le chiffre qu’elle avait bien lu :
100,000,000 $ (cent millions de dollars.)
- Mais ! Mais…
Deux longues larmes nourries perlèrent des yeux de Claudi. Elle éclata en sanglots.
- Mais ! Je t’aime et je m’en fous de ton argent. C’est toi que je veux.
Finalement, pensa-t-elle, il se débarrasse de moi en me retournant à mon lieu d’origine. Quel goujat !
- ARI ! Hurla-t-elle toujours devant le guichet. Pourquoi m’as-tu abandonné ?
Soudain, ce cri du cœur lui révéla la réponse. Elle en était certaine. Elle enfila de nouveau la carte et tapa immédiatement : Ari. Il est clair que je ne pouvais donner le mot de passe à mon notaire. Il fallait donc qu’elle le devine. J'avais la certitude qu’en pensant à moi, elle trouverait la clé pour accéder à ce compte. Hélas ! L’encart demeurait ouvert. Il manquait de toute évidence des lettres ou des chiffres pour compléter l’opération d’ouverture. Le prénom Ari n’était pas suffisant. Elle continua avec le mot AMY.
Les écritures lui apparurent enfin. Elle se dirigea vers le SOLDE et cliqua le bouton. Un nombre impossible à lire surgit sur le petit écran. Elle fixa intensément les caractères numériques ainsi apposés dans la fenêtre de lecture, mais n’arrivait pas à donner un sens au résultat obtenu.
- Non ! Dit-elle. Il doit y avoir une erreur.
Claudi pensa aller demander à la réception de l'aéroport qu’on m’interpelle aux haut-parleurs, mais révisa sa décision. La discrétion s’imposait.
Elle parcourut une dernière fois les longs corridors, jeta d’interminables regards à l’extérieur, s’aventura vers les stationnements : toujours pas d’Ari.
Elle résolut de revenir m’attendre. J'accusais sans doute un retard involontaire. Elle se sentait véritablement démunie et fragile. Son estomac gargouilla, lui rappelant qu’elle n’avait rien mangé depuis le matin, refusant même le repas servi dans l’avion. Elle fouilla les poches de son pantalon en vain. Elle réalisa qu’elle était partie sans un seul sou. C’est alors que la carte de débit lui revint en mémoire. Elle tenait toujours entre les mains cette enveloppe avec son passeport. La carte s’y trouvait. Elle se rendit vers un guichet automatique et inséra l’objet en plastique dans la fente prévue à cet effet. Apparut sur le petit écran un espace vide sous lequel, Claudi lue : inscrivez votre mot de passe.
- Chocolat ! S’exclama la jeune femme. Monsieur Delongprés ne m’a rien dit à ce sujet.
Découragée, elle fixait l’encart scintillant qui réclamait l’exécution de la bonne commande. Elle maudit ce vieux notaire qui l’envoyait en pleine nuit, les mains vides, errée sur un continent qu’elle avait oublié. La carte resurgit de la machine, annulant l’opération en cours. Elle ne comprenait plus. Comment Ari pouvait-il être aussi maladroit ? Finalement, pensa-t-elle, il se débarrasse de moi en me retournant à mon lieu d’origine. Quel goujat !
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